*LoOn*
C'est tellement pitoyable. Quoi? Tout. Moi. Eux. Vous. Toi. Sauf que tu le sais pas. Tu lis, tu approuves, tu penses, sauf que je te parle, à toi. Et puis cette histoire de commentaires. C'est comique. Mais tellement gamin. A ton image tout simplement. David & Laureen & Loon. Cascades de larmes. Ce devraient être les tiennes. Toi qui a besoin de nous? Je sais, tu aurais besoin de soutien plus que n'importe quand. Sauf que c'est l'inverse. Et nous avec nos putins de problèmes tellement superficiels. Sa me dégoute. Les gens se ressemblent trop. C'est monotone. Des copies conformes. Tout le monde pareil. Même tenue, même façon de parler, même façon de penser, même façon de critiquer, même façon de réagir, même façon d'être. Et puis si tout le monde était différent vous n'auriez plus personne à critiquer. Et tu te crois supérieur. Tu regardes, un simple coup d'oeil suffit, tu juges, tu affirmes mais si tu savais à quel point tu te trompes. Si tu connaissais ta propre valeur. Tu comprendrais peut-être. Mais c'est trop demander. Réfléchir fatigue. Et puis maintenant c'est la mode de raconter sa vie sur son blog. Et d'écrire à l'encre inivisible. Ca te donne une illusion. Tu crois, mais non. Et t'es fier de toi. Sauf que tout le monde le fait maintenant. Alors c'est juste inutile, histoire de faire comme tout le monde. L'originalité effraie. Sa serait dommage de se retrouver de l'autre côté. Celui des anormaux. Ceux qui ne sont pas comme toi. C'est justement ça dont j'ai besoin. Nissou. Juste elle. Et au lycée. Autre fait comique. Si seule. Si entourée pourtant. Seule parmis la foule. Fascinant. Je sais c'est con, mais j'aimerais juste voir lukile. Pouvoir parler de tout sans être jugée. Sans crainte de l'après. Revoir son sourire. Et sa petite fée accrochée au cou. Des détails sans importance. Et tous nos fous rires. Nos discussions en MPI en écrivant sur les polycop. En luttant pour ne pas s'endormir. Faire la queue pour le self en écoutant ton mp3. Sans parler. Juste ta présence. Pour que tu m'enlève le caillou de ma chaussure. Larmes. Instant pathétique. Pensée pour Nissou. Peur d'un téléphone, c'est grave? Le pire c'est la sonnerie. Tu stresses. Que dire? Mais, pourquoi j'appelle? C'est encore occupé. Il va falloir faire un choix, mais c'est dur. Hésitations. Et toi qui deviens philosophe. Tu essaie c'est déjà ça. Le problème vient des photos. Le problème vient du texte, en apparence. Mais tout est vide. C'est là ton problème. Et ce réveillon. Peut-être que si elle pense que je suis suicidaire elle me laissera y aller. Humour noir. C'est la période. Excuse moi Nissou, je parle de ce que je ne connais pas. Comme tout le monde. Comme Paul qui me dit d'aller me pendre. Le pauvre il ne peut pas savoir. Nous ne pouvons pas savoir. Nous ne pouvons pas non plus comprendre. C'est là notre plus grand problème et défaut. J'essaie, je fais tout ce que je peux. Mais je sais que ça suffit pas. Vos défauts qui crèvent les yeux. Vos paroles blessantes. Vos rires méchants. Ma plus grande souffrance, c'est toi.